Je m’appelle Manuela Ferraz, je suis d’origine bernoise et j’ai 44 ans. Je parle le Français et l’Allemand. Aujourd’hui, je suis dentiste équin, après avoir suivi une formation de deux ans.

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Déjà enfant, j’avais deux objectifs qui me tenaient à cœur : devenir infirmière et travailler avec des chevaux. Le premier s'est réalisé il y a déjà longtemps, mais mon second rêve s'est construit petit à petit. J'ai commencé par m'acheter un cheval, puis d’autres ont suivi. Mais mon désir était de passer mes journées avec eux. Je me suis donc renseignée sur les formations existantes. De là, j’ai suivi une formation d’acupressure proposée et donnée par Lisbeth Trafelet. Cette formation me sert encore actuellement en dentisterie pour rassurer et détendre le cheval. Mais comme d’habitude dans ma vie, je ne choisis jamais les chemins faciles. J’ai donc continué à chercher encore autre chose, en gardant l’objectif de travailler pour le confort du cheval.

Ayant des chevaux à la maison, je dois m’assurer qu’ils reçoivent les soins dont ils ont besoin. C’est de cette façon que j’ai su qu’il existait des dentistes équins. Certains ont appris leur métier sur le terrain, d’autres ont suivi une formation complète. De là, j’ai décidé que je voulais suivre une formation afin d’obtenir les connaissances nécessaires à ce métier, donc un savoir être et savoir faire. En cherchant, j’ai trouvé une école en Angleterre qui proposait une formation complète sur deux ans. Dans cette formation, on nous apprend l’anatomie, la physiologie et les pathologies dentaires, de la tête et de l’encolure, depuis la conception du cheval jusqu’à son âge le plus avancé. J’ai ensuite décidé d’aller plus loin, d’approfondir mes connaissances, en faisant mon mémoire sur les "conséquences possibles des divers pathologies dentaires sur  l’organisme du cheval, l'exemple de la carie". J’espère pouvoir faire plus tard encore des recherches sur les amalgames en dentisterie équine et l’obligation ou non d’enlever automatiquement les dents de loup chez tous les chevaux.

J’ai appris à travailler sans sédation, de manière artisanale c’est à dire à la main afin d’obtenir un travail fin et précis. L’électrique n’est utilisé qu’en complément lors d’une grosse dominance ou de crochets importants.
Mon objectif est d’optimiser la mastication et la communication entre le cheval et son cavalier. Mon travail s’effectue sur les chevaux de toutes races et toutes catégories (loisir et compétition), et également sur les poneys et les ânes.